Première bédé de l’année ! (J’essaie de lire plus de bédés, mais j’en ai pas trop l’habitude & j’oublie souvent d’en emprunter à la bibliothèque. C’est une situation à laquelle je tente de remédier.)
& quelle bédé parfaitement réconfortante – douce, drôle, occasionnellement émouvante, toujours pleine à craquer de ces petits détails qu’on se plaît à remarquer.
J’ai commencé la série des Paul cet été (à peu près dix ans après tout le monde, oui, je sais) & au début je comprenais pas trop. Paul à la campagne m’a plu, des histoires toutes tendres & nostalgiques que j’ai lues avec plaisir, mais rien qui m’ait beaucoup marquée. Je me suis demandé si ça valait la peine de continuer, parce que j’ai pas l’habitude de m’investir dans les séries qui me secouent pas au moins un peu – mais j’ai fini par me dire, tsé. C’est de la bédé. C’est pas War & Peace, ça devrait pas me voler trois mois de lecture assidue.
& après il s’est passé quelque chose, avec Paul a un travail d’été – j’ai été comme, je sais pas, séduite. La simplicité de l’histoire racontée, la nostalgie, les sentiments grands comme le ciel, tout ça, ça s’est insinué en moi. & j’ai beaucoup aimé.
& maintenant Paul en appartement où, on s’en doute, Paul emménage dans son premier vrai appartement. On a droit aux événements qui ont mené à ce déménagement – le début d’une formation en graphisme, sa rencontre avec la fille qui deviendra sa blonde, l’arrivée dans sa vie d’un professeur charismatique & excentrique qui lui fera découvrir New York – mais aussi à ceux qui viennent après, la période de rénovation, la visite de deux petites nièces, la mort d’un être cher. Sans suivre une intrigue particulièrement resserrée, on flotte dans des souvenirs, on suit les étapes lâchement reliées entre elles d’un coming-of-age naturel & doux. La toute dernière page, pour ça, est magnifique : elle m’a laissé une impression presque indescriptible de bien-être & de quiétude, ce sentiment délicat qui vient des plus jolies choses de la vie quotidienne.
Beau beau beau.
Je ne suis pas BD du tout… Après Paul à Québec, moi je n’ai pas été séduite… Je vais essayer Guy Delisle prochainement. Si après “son Oscar de la BD” je n’y arrive pas, je pense que ce sera peine perdue pour moi!
Je découvre peu à peu la bédé… mais j’avoue que je suis pas toujours convaincue d’être capable d’apprécier le format comme il faut! J’ai vraiment tendance à juste lire le texte & pas trop regarder les dessins — faut un peu tout le temps consciemment que je me dise de ralentir pour en profiter.
& Guy Delisle, j’ai aimé tout ce que j’ai lu de lui! J’espère que ça te plaira!